A redécouvrir: The Groundhogs- Thank Christ for the bomb (1970)

Mais dans quelle galère je me suis fourré ? Audrey m’a demandé une première chronique. Un truc un peu obscur et qui donnerait une couleur plus rock que sur les articles précédents et qui permettrait de me présenter à vous. Histoire de gagner ma crédibilité ici, dit-elle. C’est vrai qu’on ne me connait pas trop dans le monde de la blogosphère. Pour elle, c’est plus facile, elle sévit ci et là depuis des années et a en stock des dizaines de chroniques qu’elle a déjà fournies chez Jimmy ou Fracas…

Je dis ça, mais ça me fait plaisir de me lancer au grand jour.

The Groundhogs - In Concert - 1970 - Past Daily Soundbooth - Past Daily:  News, History, Music And An Enormous Sound Archive.

Et j’ai immédiatement pensé à The Groundogs. Je pourrais pas vous dire pourquoi, parce que je ne connais pas grand-chose de ce groupe… A dire vrai, j’ai l’impression que les français le connaissent peu, à un point où on aurait pu peut-être les ranger dans la rubrique « Les oubliés du rock » (une rubrique qui va arriver). Il est vrai que ce qu’on trouve sur le net ne fait pas rêver (limite l’inverse). On y dit que c’est un groupe de blues rock… Moi, le truc me ferait plutôt fuir. Ok, on peut trouver du blues ou du rock, mais pas vraiment de blues rock dans ce disque ou tout du moins, moi, je n’appelle pas ça du blues rock. Et puis, pour ceux qui ont des doutes, ils ont été repris The Fall (Audrey me dit que, ça, c’est très important) dans leur album le plus Garage, or l’ami Mark E. Smith est (était, mais on a le droit de croire que son esprit est toujours vivant) un fin connaisseur pour revisiter des pépites, sans qu’on ne s’en rende compte tellement ça sonne avec lui toujours comme du The Fall…

Ce disque est un merveilleux exemple de technicité sans être démonstratif ou dans l’esbroufe. Le truc, c’est de sonner juste. On pourrait définir le son comme heavy, sale, limite rugueux et, en même temps, de subtile et brouillon. Et puis, on ne sait jamais vraiment ce qui va se produire dans le morceau, si ce n’est qu’on est sûr d’une chose : il va se passer quelque chose… Alors, plutôt que de blues rock, on cherchera plutôt à comprendre ce qui a pu intéresser The Fall ou la scène grunge (dont Mudhoney) dans ce groupe, parce qu’il y a dans leur alchimie quelque chose effectivement d’intriguant et de moderne (même si le son ne peut cacher son appartenance au début des 70’s).

Bref, que vous aimiez le blues, le rock ou le blues rock (ou pas) n’a pas d’importance. Il faut redécouvrir ce groupe (notamment la période 70-75) et faire confiance à Mark E. Smith qui est un expert dans tout ce qui n’est pas blues rock.

Francis

The Groundhogs- Thank Christ for the bomb (1970)

Un petit extrait, histoire de… avec la pochette du disque.
  1. « Strange Town » – 4:16
  2. « Darkness Is No Friend » – 2:43
  3. « Soldier » – 4:51
  4. « Thank Christ for the Bomb » – 7:15
  5. « Ship on the Ocean » – 3:27
  6. « Garden » – 5:10
  7. « Status People » – 3:32
  8. « Rich Man, Poor Man » – 3:25
  9. « Eccentric Man » – 4:53

Cet album se trouve là et vaut bien un petit commentaire, non?

Et si, vous aussi, vous avez un disque que vous souhaitez faire redécouvrir, contactez-nous ici.

9 réflexions sur « A redécouvrir: The Groundhogs- Thank Christ for the bomb (1970) »

    1. Je pense que leur influence en Angleterre est beaucoup plus importante qu’on ne l’imagine. J’avais lu que 10:15 saturday night des Cure pouvait avoir été influencé par l’un de leurs morceaux, par exemple.

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      1. J’ai écouté une fois, j’ai trouvé ça pas mal mais je n’ai pas été enthousiasmé, mais c’est peut-être parce que je ne me sens pas bien disposé en ce moment pour ce genre de truc années 1970 un peu « lourd », je réécouterai donc à un autre moment…

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  1. Haaa j’ai trouvé où commenter.
    L’avantage d’avoir fréquenté dans les années 2000 un forum US était de lire des enthousiasmes pour des groupes peu connus de notre côté alors que encore bien côtés sur l’autre continent.
    Dès la première écoute – si le style, le son, l’époque à guitare ne rebutent pas – je devinais de l’ambition dans l’écriture des titres.
    Le son non numérisé, non compressé est reposant sans rien atténuer des élans rock. C’est excitant cette époque en pleine mutation: Rock Psy, hard Rock, Blues, et même Prog. Un bon carrefour rock je trouve.
    L’album suivant apporte le même plaisir d’écoute (plaisir que je réactualise grâce à ton papier, pas écouté depuis au moins 10 ans) « SPLIT »
    Je lis sur AMG que le encore suivant vaut l’écoute aussi « Who Will Save… »
    Je vous passe le lien, la fonction de traduction est bien faite
    https://www.allmusic.com/artist/groundhogs-mn0000074115/discography
    Merci pour ce rappel.
    Reste la question, en retour aimer ce genre aide-t-il à se pencher sur l’oeuvre de Mark E?

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