Les disques maudits (1)- Chris BELL : I am the cosmos (version DELUXE de 2014)

L’histoire est rempli de disques maudits. Cette rubrique se propose de leur redonner leur juste place.

On n’arrive pas par hasard vers Chris BELL (ou alors il fait bougrement bien les choses). Généralement, si le nom vous est connu, il y a certainement eu l’appel de ces 2 mots magiques que sont Big Star. On ne développera pas l’histoire de ce groupe fulgurant et l’un des plus cruciaux de l‘histoire de la musique américaine, une combinaison unique de force et de subtilité, portée par des voix incroyables (dont les fameux 4 octaves d’Alex Chilton). Et si on lui attribue plus ou moins la création de la power pop, son influence va bien au-delà et reste prégnante encore aujourd’hui et suscite toujours cette perplexité de savoir pourquoi the Eagles ont eu autant de succès et pas eux, alors qu’ils avaient dix fois plus de talent (voire de génie) ?

Donc si vous connaissez un ou une ami(e) qui détient ce disque, alors vous êtes certainement face à une personne très bien (et qui a d’excellents goûts, il ne va pas sans dire). En premier lieu, il vient prolonger l’univers des trois disques qui composent la discographie de Big Star, et plus exactement le premier, #1 Record (1972), qui est le seul où figure Chris Bell en tant que co-auteur, puisqu’il quittera le groupe peu après. Aussi, si ce disque fascine autant, il en est pour une large partie responsable, notamment dans les ballades merveilleuses qu’il contient.

Donc les amateurs de Big Star ne seront pas dépaysés : on y retrouve les mélodies vocales de haut niveau, les structures complexes (et pourtant incroyablement fluides) et ce son mordant des guitares. On est bien dans un disque de rock, par moment presque flamboyant. A sa lumière, on comprend aussi ce qu’on a perdu dans la musique des deux autres disques de Big Star (même si Alex Chilton maintient la barre aussi haute). Et pourtant, aussi curieux que cela puisse paraître, ce disque écrit entre 1974 et 75 ne sortira pas avant 1992 en format CD.

Chris Bell versant ballade

Nous vous proposons la réédition de 2017, parfaitement remasterisé, avec plein de bonus (donc, même si vous avez, comme moi, le CD paru dans les années 90, je vous invite à le réécouter pour être saisis par la puissance que cette édition dégage). D’habitude, je ne pas très friande de bonus, mais ceux-là, sans être vraiment indispensables, vous permettront de découvrir des versions souvent plus tranchantes et, bien entendu, de prolonger le plaisir, car ceux qui connaissent l’histoire savent qu’il n’y aura pas d’autre disque de Chris Bell, car il décédera dans un accident de voiture en 1978 (eh oui, il avait 27 ans comme les autres du club).

Alors, si vous succombez au charme unique de ce disque, il vous appartient de colporter la lumière qu’il contient pour bannir la malédiction qui l’aura empêché de briller. C’est là toute la mission de cette modeste chronique pour un disque à la beauté si rare et si précieuse.

Chris Bell- I am the cosmos (1974-75)- Version DELUXE (2014)

I am the cosmos - Reformat - Chris Bell - CD album - Achat & prix | fnac

CD1 :01 – I Am The Cosmos [Single Version] 02 – Better Save Yourself 03 – Speed Of Sound 04 – Get Away05 – You And Your Sister [Single Version] 06 – I Got Kinda Lost 07 – Look Up 08 – Make A Scene 09 – There Was A Light 10 – I Don’t Know 11 – Fight At The Table 12 – Though I Know She Lies 13 – I Am The Cosmos [Acoustic Mix] 14 – You And Your Sister [Acoustic Version] 15 – Look Up [Acoustic Movie Mix] 16 – Untitled Acoustic Instrumental [Movie Mix]

CD2 :01 – I Am The Cosmos [Extended Alternate Version] 02 – Better Save Yourself [Alternate Mix] 03 – Speed Of Sound [Alternate Version] 04 – Get Away [Alternate Version] 05 – You And Your Sister [Alternate Version] 06 – Make A Scene [Alternate Mix] 07 – Fight At The Table [Alternate Mix] 08 – I Don’t Know [Alternate Version] 09 – Speed Of Sound [Alternate Version Backing Track] 10 – Stay With Me 11 – In My Darkest Hour 12 – So Long Baby (aka Clacton Rag) 13 – Fight At The Table [Outtake With Partial Vocal] 14 – You And Your Sister [Country Underdub Mix] 15 – Get Away [Outtake Track] 16 – Better Save Yourself [Outtake Track] 17 – I Am The Cosmos [Alternate Backing Track With Piano] 18 – Untitled Electric Instrumental [Movie Mix] 19 – Though I Know She Lies [Movie Mix]

Le cosmos est à deux pas.

Et alors, aussi, vous aussi, vous connaissez un disque maudit que vous souhaitez faire découvrir, alors,  contactez nous.

Et n’oubliez pas, un petit commentaire fait du bien à la tête…

Audrey

10 réflexions sur « Les disques maudits (1)- Chris BELL : I am the cosmos (version DELUXE de 2014) »

    1. Peut-être pas quand même. Il y a quelques mets très délicats chez Eagles. Desperado. I can tell you why. etc.. Mais c’est le premier nom qui m’ait venu pour tacler un peu un groupe de l’époque.
      Mais si tu ne connaissais pas Chris Bell, alors, oui, là, tu vas passer au resto multi étoilé.

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  1. Chris Bell I’m the Cosmos…
    Cela m’a fait comme d’acheter un quatrième album de Big Star lorsque je l’ai découvert.
    Merci pour les bonus de l’édition en CD
    A part ça j’aime beaucoup les Eagles qui est un excellent groupe de country rock, tout comme Genesis de the Lamb lies down on Broadway.
    Leur problème c’est qu’ils ont eu un gros succès et que les autres non.
    En plus Glenn Frey vient de Detroit et c’est un pote de Bob Seger !

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    1. D’accord avec toi pour Eagles ou Genesis. Eagles, c’est surtout leur fameux Hotel California que je trouve surévalué, et dont la moitié m’agace. Globalement, je pense que le groupe a eu un succès disproportionné au regard de Big Star. Il y a beaucoup de chose que j’aime chez Eagles.
      Pour Chris Bell, c’est exactement ça. C’est même presque mieux; Ce serait un Big Star qui se calerait entre le 1er et le second (même si j’adore le 3eme).

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  2. Si tu aimes Chris Bell, écoute PRIX l’album HISTORIX avec Alex Chilton, Jon Tiven, Tommy Hoen l’enregistrement date de 75/76 c’est pas le niveau de Cosmos mais c’est très bon.
    On les trouve aussi sur la compilation ORK RECORDS de numéro group qui est magnifique pour ceux qui veulent comprendre le punk
    L’album de Chilton Free Again the 1970’s sessions est dans la même veine
    Peut être que Big Star ne cherchait pas le succès et c’est tant mieux.
    J’aimerai qu’on joue Thirteen pour mon enterrement (à classer dans ta rubrique les plus belles chansons du monde avec The warmth of the sun des Beach Boys et tant d’autres).
    Hotel California, ça craint mais j’aime bien les premiers albums des Eagles

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    1. J’ai Prix sur mon disque dur. Je l’ai écouté quelques fois, sans vraiment me concentrer dessus. Quand on a décidé de chroniquer Chris Bell, je me suis dite qu’il fallait qu’il faudrait vraiment que je me penche davanatge dessus.

      Pour Thirteen, notre blog t’ouvre grand les portes pour faire un billet sur cette plus belle chanson du monde incontestable. Pour Warmth of the sun aussi, même si notre cœur a déjà voté pur Surf’s up pour ce qui est Beach Boys (mais c’est pas grave, il y a de la place sur le blog pour la seconde plus belle chanson du monde ^ ^).

      Audrey

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  3. Je n’ai pas fini d’écouter l’album, mais le début m’a beaucoup plus. Et puis félicitations pour la nouvelle maquette du blog. Je vous avais dit que c’était bien, WordPress.

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    1. On a trouvé la maquette un peu par hasard (wordpress en propose des préconçus gratuitement). J’aimerais que le contenu soit plus centré, mais a priori, ça, je ne peux pas le modifier (ou alors c’est peut-être dans les options payantes). En l’état, je vois pas comment faire mieux. Le truc que j’aimerais mais que je n’arrive pas à faire, c’est une liste des blogs que l’on suit. Je pensais avoir trouvé mais ça bloque.

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  4. Au gré des articles, je me suis laissé embarquer par Chris Bell.
    Entre versions édit et bonus peu importe j’ai immédiatement adhéré – j’ai le souvenir d’avoir dû l’écouter il y a fort longtemps, mais d’emblée je suis resté scotché par le son, ce côté rugueux, immédiat, direct et semblant peu retravaillé.
    Un moment l’idée d’un Lennon penchant très rock et franchement bien débarrassé de ses casseroles m’a littéralement effleuré, mais comme je ne me supporte pas en mode écoute référentiel j’ai vite repris le tracé considérant l’artiste en soi.
    Bref, de rappel lointain à connaitre voilà bien qui est passé direct à remettre encore et encore, car forcément j’adhère à cette prod tant qu’à cette musique qui ne peut laisser indifférent.
    Pourquoi pas lui en place des Eagles ? Bon d’une part le rapport ne m’a pas semblé vraiment évident (mais je n’ai jamais vraiment pris le temps ni d’intérêt pour Eagles car on a trop subi cet Hotel California aux rythmiques South très mal matinées pseudo reggae) et parce que côté approche, son, vérité, même ici on est dans le brut, loin des prods à destination (et ce n’est pas négatif de le dire, juste un constat) large audience…
    Donc pour aguicher le public…
    En tout cas, un excellent rappel d’un lointain souvenir (mais… dans quel état étais je ?… pour ne pas avoir été capable de m’en souvenir indélébilement).
    THX

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