A redécouvrir (6): The Damned- Machine Gun Etiquette (1979)

Si leur premier album, Damned, Damned, Damned (1977) tient une place à part dans les cœurs des punks, , il serait injuste de se cantonner à lui, comme on ne cesse de le répéter.

The Damned - New Rose — Song Bar

En 1979, on ne donne pas cher du groupe. En effet, après un second album plutôt décevant, leur guitariste et principal compositeur, Brian James, quitte le groupe pour former notamment The Lords of the New Church avec Stiv Bator (ex-Dead Boys), Captain Sensible passant alors de la basse à la guitare avec un franc succès, ainsi qu’aux claviers qui viennent enrichir leur univers musical. Pour l’anecdote, un certain Lemmy Kilmister (ce nom ne vous dit vraiment rien?) tiendra la basse du groupe pendant quelques temps… Lui-même remplacé par Algy Ward, ex-The Saints (l’un de nos groupes chouchous). Bref, The Damned ont de chouettes copains, vous trouvez pas?

Ces bouleversements ont pour effet de changer le fonctionnement du groupe pour lui donner une dimension vraiment démocratique. Cependant, deux tendances émergent dont on peut d’ores et déjà deviner les futures tensions qui s’opéreront quelques années plus tard. D’un côté, le groupe conserve une veine humoristique, incarnée par Captain Sensible; de l’autre, nous trouvons le côté sombre et gothique (voire arty) de Dave Vanian, le chanteur. C’est bien entendu plus compliqué que ça, car le chanteur aux côtes de Rat Scabies sera aussi à l’origine du très sympathique side projet NAZ NOMAD ANT THE NIGHTMARES, dans lequel ils exprimeront leurs penchants pour le son garage 60’s, avec une ribambelle de reprises.

La vérité est, quand cet album est sorti, qu’on attendait pas The Damned à ce niveau de composition, parce qu’il est plus facile de les voir en joyeux trublions bordéliques qu’en tant que véritables compositeurs montrant une véritable ambition artistique (qui sera encore plus marquée sur leur disque suivant, leur Black Album). Et ce, parce que les clowns doivent rester des clowns et que Joy Division ou New Order n’ont pas le droit d’être des joyeux lurons dans la vie. Le charme de cet album est de le faire sans aucune prétention, avec un naturel des plus sympathiques.

L’album va donc bénéficier des deux forces opposées qui cohabitent dans le groupe, le tout porté par une réel sens mélodique qui confère un côté pop dans tout ce qu’ils font. Autant le dire tout net, cet album est un véritable bijou des plus plus euphorisants, empli d’une belle énergie communicative. Cela fait même partie de mes disques favoris pour avoir de l’entrain toute la journée (le premier Specials fonctionne aussi très bien en la matière).

Alors, certes, Damned, Damned, Damned figure plus souvent dans les palmarès, certains préfèrent The Black Album car plus ambitieux, d’autres veulent redonner la place à Strawberries qu’il mérite, moi, j’ai juste voulu partager l’album que j’écoute le plus de The Damned, histoire que l’Histoire, avec ce grand H qui en impose tant, les oublie un peu moins.

THE DAMNED- MACHINE GUN ETIQUETTE (1979)

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1- Love Song
2- Machine Gun Etiquette
3- I Just Can’t Be Happy Today
4- Melody Lee
5- Anti-Pope
6- These Hands
7- Plan 9 Channel 7
8- Noise, Noise, Noise
9- Looking at You (MC5)
10- Liar
11- Smash It Up (Part 1)
12- Smash It Up (Part 2)
Bonus pour ceux qui aiment (mais là, ils sont plutôt bons):
13- Ballroom Blitz
14- Suicide
15- Rabid over you
16- White Rabbit (Jefferson Airplane)

Pour la joyeuse damnation, c’est par

Si, par hasard, vous avez vous aussi un disque que vous souhaitez nous faire (re)découvrir, vous n’avez qu’à nous contacter ici pour ça.

Audrey

2 réflexions sur « A redécouvrir (6): The Damned- Machine Gun Etiquette (1979) »

  1. Moi aussi c’est celui que je préfère mais je n’ai que les trois premiers et leur best of qui reprend les mêmes morceaux..
    Dire que les punks étaient de mauvais musiciens, c’est de la blague (il y en a bien un ou deux mais je ne veux pas les citer…) quand on entend ce que fait Captain Sensible sur cet album et la frappe Moonienne de Rat Scabies Ce n’était pas facile de faire oublier Brian James qui était un sacré client mais ils ont trouvé le parfait équilibre sur cet album. Fun/Punk/Pop avec des hits dignes de leur premier LP.
    Duke

    J’aime

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