Les Cadeaux des Lecteurs: SAUVAGERIE DAVISIENNE

Non, il ne s’agit pas d’un article sur le Grand Ray (Davis) mais sur l’immense Miles. Pascal Georges avait rebondi, il y a déjà pas mal de temps, sur l’un de nos articles qui ventait la Chanson la plus sauvage du monde. On l’avait mis de côté mais on vous le propose aujourd’hui. Pour lui, la sauvagerie est dans le Jazz… Et il nous explique pourquoi avec brio!

Poignée d’albums sauvages et urbains.
« Dark Magus », « Agharta », « Pangea » « In Concert » – MILES DAVIS.
1975, Miles prend sa retraite.
Un pan de culture « addictionnelle » qui va laisser au choix, une pause… un grand vide. une attente et l’espoir qu’un jour…

Exclusive: Unreleased Miles Davis Track

En studio, il a choqué par « On the Corner » un monde du jazz qui commençait sérieusement à le bouder, le critiquer vertement et le vilipender.
On a dit que « On the corner » était une insulte au peuple noir…
Pourtant Miles explore.

Là où il a usé du filon flower-power, freak, hippie en investissant progressivement mais avec un axe musical radical les giga-festivals aux côtés des stars du rock de l’époque, balançant au public une électricité improvisée proche du free dépassant largement celle de ceux partageant la même scène, chose logique, Miles ne cache pas son admiration pour Hendrix – allant même jusqu’à brancher sa trompette avec pédales dont la wahwah – et la seule vérité rythmique, celle de James Brown.
Il explore Stockhausen, il puise et fusionne et c’est dans ce magma sonore, urbain, jungle et particulièrement agressif, sauvage et brut que nombre de concerts seront enregistrés, démontrant une musique à jamais égalée, à jamais imaginée telle et surtout reproduite, servant d’école, de ligne…
Enfin si, mais tellement tardivement.

1975 Miles est crevé.
Il est blindé d’addictions et sa tête est emplie de sons, d’électricité surchargée, d’improvisations à imaginer, de langues musicales à explorer.
Il y a eu la montée et cet immense portail qui s’est ouvert (« In a silent Way », « Bitches Brew », « Live Evil », « Jack Johnson », « Big Fun »)… un personnel mouvant et changeant de sessions en sessions et ce que nombre jugeraient comme une chute, une sorte de descente criarde, acide, vaudou, hargneuse, droguée et sexuelle vers l’abîme qui lui imposera ce ras le bol, cette retraite obligée… Il vient de passer quelques trois, quatre… années sur scènes, de par le monde.
L’Europe le réadopte avec suspicion par snobisme, la France en tête, le flower power n’est presque ou plus et déjà la donne américaine a changé et il creuse encore d’avantage son éloignement avec les siens, seul le Japon semble addict de cette musique protéiforme, de cette lave bouillante et foisonnante.
Il y enregistre les deux cultissimes « Agharta » et « Pangea » – qui sortiront d’ailleurs pendant sa retraite, bien après leurs dates d’enregistrements, comme si le besoin d’une piqure de rappel avait
éclairé les bureaux de la Columbia.

Plus tard « Dark Magus » prendra le relai de ce triptyque japonais.
Tout cela sur fond de « Get up with it » dernier puzzle de sessions studio où il orchestre, tel Ellington, l’empreinte actuelle de la musique afro américaine sortant des sentiers du jazz tout en en revendiquant l’esprit, l’âme et la pensée.
A l’écoute de ces albums et ce, dès l’entrée qui nous embarque dans des titres changeants mais aux axes identiques, l’on est frappés par cette immense sauvagerie, cette agressivité, cette puissance, cette hargne tant que cette masse sonore solide et brûlante qui émane du premier coup de charley open d’Al Foster, quelque part maître à bord de ce déferlement éruptif.
« Agharta » et « Pangea », je les connais par cœur. Ils ont nourri, réellement et presque « philosophiquement, ce vers quoi ma pensée réfractaire aux jazzmen en œillères ainsi que leurs congénères scribouillards ou commentateurs intellos, était
d’emblée attirée.
Miles a toujours représenté l’audace, la révolte, l’avant-gardisme le plus total et radical, la créativité sans limites, active et intelligente, le sommet de pensée et pourtant sa direction a toujours été, à mon sens, claire.
« Dark Magus », bien plus que ses deux camarades de contrées live était et est resté très longtemps très difficile à se procurer, lui conférant une aura particulière. Et ce n’est pas que sa quête collectionnite qui va la lui conférer mais également son contenu musical.

Pangaea, by Miles Davis | Pluris Magazine

Quant à « in Concert », si juxtaposable à « on the Corner » il complète comme anticipe allègrement cette plongée dans une folie contrôlée, dans un funk qu’il voulait et croyait sincèrement abordable là où il était unique et visionnaire sans être imitable, là où il créa rupture quasi sociale avec pourtant, ce qu’il revendiquait et soutenait.
Même si le personnel « périphérique » est changeant, additionnel, ou guest, l’équipe davisienne de ces coulées de lave musicales repose sur les mêmes piliers.

L’écoute attentive de ceux-ci et de leur jeu, de l’évolution, de la présence de celui-ci en collectif comme de façon distincte est un chemin passionnant que je vous engage à faire.
Michael Henderson est depuis longtemps (enfin pas tant que ça mais ça parait être une belle durée au regard du nombre d’albums et de l’évolution de son jeu et de ses responsabilités musicales et rythmiques) le pilier indéboulonnable sur lequel tout s’appuie. Il n’a pas le droit à l’erreur, à l’écart, au moindre tempo fluctuant, à la moindre escapade…Tout, je dis bien absolument tout repose sur lui. Et s’organise autour de lui… Ses lignes de basse sont quasi, au sortir, des thèmes musicaux que l’on identifie, retient, absorbe et qui fédèrent tout le jeu musical avec et autour de lui. Elles sont l’axe du concert, la set list…
Il est coutume d’associer la batterie à la basse, mais pour le coup, je parlerais juste après du travail associé d’Al Foster, l’autre chargé d’énergie et de couleurs rythmiques de cette masse sonore ultime.
Je veux ici mettre l’accent sur le fantastique rythmicien Reggie Lucas, aux guitares, qui complète le jeu de Henderson, l’impulse, l’incite, le rend mouvant là où il est immuable, le fige là où il bouge.

Je redis ce que j’ai souvent exprimé, Reggie Lucas reste l’un des plus grands rythmiciens de la guitare et Miles en live, se réfère régulièrement à lui, jouant avec lui, le titillant, l’argumentant, s’en inspirant pour s’imaginer des rythmiques de trompette guitaristiques.
Al Foster donc, au jeu de charley fixé sur l’open, jette une pulse en 8 beats dont seul le 4 émerge, crachant ce jet suraigu et agressif à la face du public pour tracer l’autoroute d’une régularité dont il est impossible de s’échapper. Autour de ce qui parait schématique et réducteur, il puise dans un langage complexe et varié, en accents toniques, en toms / futs africanisant, en ruptures nettes et brutales. Le break n’est qu’anecdotique, illusoire et inutile, le beat est ce qui prévaut, rien d’autre.
Sur cette masse, ce socle, cette fondation funk et cherchant dans la puissance du rock, Pete Cosey, guitariste anti-virtuose balance des solos qui n’en sont pas, sorte de giclées expérimentales synthétiques dignes d’une bande de « Residents » noisy en rut sortis de leur immeuble et découvrant la société. Cosey est un rare vacarme à lui seul, un coloriste du bruit, un gamin joueur invétéré de petits artefacts sonores émergeant – Miles le laisse faire pire, il fait mumuse avec lui, non avec sa
trompette, mais avec son orgue Yamaha, posant par ci, par là ses doigts afin de clusters énervants, irritants, déroutants, agressifs, acides et piquant l’oreille comme une nuée de frelons asiatiques.
Bien souvent, Mtume, fracasse ses congas, tablas et renchérit, ou remplit les rares accalmies que Miles octroie par breaks, par climats, à ce magma gluant.

Miles est donc fatigué, et au cours de ces enregistrements réalisés de par la planète où il est allé porter son message de mouvance on l’entend, on le sait, on le sent.
Il fait souvent hurler sa trompette, usant de ses pédales pour lui donner encore plus d’énergie qu’il semble puiser au tréfond de son âme et de son corps malade. Il fait de longues pauses au cours desquelles il laisse le groupe s’engluer dans son fatras rythmique avant de remettre par quelques interjections les choses en place. Il agace ses musiciens avec ses clusters d’orgue, les obligeant à se dépasser tout en restant solidifiés à la rythmique.
« Dark Magus » au Carnegie Hall, le 30 mars 74 introduit deux trublions et là où tout semblait « installé » leur arrivée va déstabiliser et ouvrir le champ d’action.
Liebman pourtant en tournée va, de fait, en sortir épuisé, mais vainqueur. Ses solis, sa « carrière », c’est là qu’il en a fait l’essence, la substance et l’identité (« Nne Part 1 »).
« Jouer avec Miles c’est comme se battre sur le ring », frapper, sauter, rebondir, être agile et réactif… dira-t-il un jour, parmi d’autres, lors d’interviews encore parmi d’autres que j’ai pu lire çà et là.
Il y a là Azar Lawrence qui transpose comme il peut un jeu qu’il veut coltranien mais dont DaveLiebman reste dépositaire.
Mais il y a surtout ici un troisième guitariste, le français Dominique Gaumont, juché sur ses deux wahwah, surhendrixien au possible et sorti de la sphère rock. Il va déboussoler Lucas, mais surtout Cosey qui de fait ira encore plus expérimenter vers ses synthés guitares – à chacun sa nouvelle place.
Gaumont a peu participé aux enregistrements de Miles (« Maisha » et son inoubliable solo et ici) –mais il a été certainement le paradoxe réellement hendrixien dont Miles avait besoin.
Cosey, Lucas, Gaumont – quelque part entre et au-delà de James Bown et Can ai-je lu…
Je trouve ce comparatif adéquat.

« Agharta » et « Pangea » furent enregistrés au Japon lors d’une épuisante tournée. Miles était malade de pneumonie et ulcère hémorragique et le groupe avait réellement pris le pouvoir. Sonny Fortune aux saxs a eu peine à sortir une épingle d’un jeu où la fusion novatrice rythmique tant que conceptuelle s’acoquinait difficilement avec un jeu cherchant vers le free que Miles avait ici largement dépassé et défiguré tout en restant ancré dans un modernisme coltranien peu transposable ici.
« Agharta » est vraiment un album de groupe, la formation de Miles est ici en pleine mesure des moyens qu’elle a inventé, qu’il a induit et fait créer. Ils sont en osmose et donnent à cette musique ses lettres d’une certaine noblesse.
« Pangea » nous met face à Miles épuisé. Lucas y est le véritable acteur et mène l’orchestre avec une richesse musicale et rythmique effarantes. De longs climats installent un apaisement que cette sauvagerie initiale ne laissait que peu entrevoir. Un apaisement dont l’on sait qu’il deviendra retraite forcée.
« Trop de notes, trop de musique, trop d’idées, trop de… » …
Reste « In Concert » indissociable de « On the Corner », comme sa prolongation. Cette fusion multi rythmique par le choc ethnique et culturel, ce point de rencontre de peuples regroupés là, à NY, à la
philharmonie, sur la pulse émanant de Henderson qu’ils détournent, retournent, cultivent.

Il est le point de départ de ces tournées d’aventures interminables, d’explorations qui ont laissé le public addict, médusé ou choqué.
Il met en avant « Slickaphonics » qui sera le nom d’un groupe de petits blancs qui bien plus tard mêleront, à leur façon, sous la houlette de Ray Anderson, funk, new wave punky et free.
L’Inde s’y invite, créant un espace rythmique plus complexe autour de la même équipe qui restera fixe et fidèle au mage noir.
Carlos Garnett, sorti des séances de « On the Corner » est aux saxs, la place de soliste n’est plus, ou presque et en tout cas cette notion commence déjà à s’estomper au profit des solos rythmiques de groupe sur lesquels émergent des solis souvent empreints de pur blues auxquels, finalement l’on n’accorde que peu d’importance, seul Miles (ou Liebman) garderont la capacité de cette stature, les autres solistes contribuent au foisonnement jungle urbain de ces espaces rythmiques.

Pangaea, by Miles Davis | Pluris Magazine

Quoiqu’il en soit, j’imagine la tête de certains dans le public dès l’ouverture de « Rated X » et ses wahwahs enchevêtrées, son orgue noisy et bizzaroïde, ses percussions bordéliques et Miles planqué derrière ses pédales d’effets.
Ça, en live… ça a dû être quelque chose !
L’on aura parlé de sauvagerie avec les Stooges et c’est bien curieux, car l’écoute des Stooges m’a toujours fait penser au versant rock de cette période. Quand je les écoute – encore l’un des rares groupes rock qui arrivent à me provoquer ce sentiment d’être happé par une puissance sauvage, justement inexplicable mais addictive – c’est bien souvent la cure de ces quatre albums davisiens qui suit cette plongée.
Aussi ce rapport …
S’écoute à fond, forcément.
Idéal pour faire partir des invités qui s’éternisent, pour détruire le cocktail de serrage de palluches d’un politique en lui squattant sa playlist smooth, pour lancer de grands débats avec juste le mot « jazz » ou encore parler du « beau » dans l’art lors d’un consortium digne d’une soirée huppée France 3…


Bref, déroutant, innovant, inégalé.
Miles quoi…

Miles Davis- Dark Magus (1974)

  • 1/ Moja Part 1 (12:28)
  • 2/ Moja Part 2 (12:40)
  • 3/ Wili Part 1 (14:20)
  • 4/ Wili Part 2 (10:44)
  • 5/ Tatu Part 1 (18:47)
  • 6/ Tatu Part 2 (6:29)
  • 7/ Nne Part 1 (15:19)
  • 8/ Nne Part 2 (10:11)

La sauvagerie selon St Miles partie 1

Miles Davis- Agharta (1975)

static.fnac-static.com/multimedia/images_produi...

1. Prelude (Part One) – 26:01
2. Prelude (Part Two) – 6:33
3. Maiysha – 11:21

Disc 2:

1. Interlude – 26:35
2. Theme from Jack Johnson – 25:16

La sauvagerie selon St Miles, épitre 3-4

En tout cas, si vous aussi, vous avez envie de nous faire un cadeau en nous proposant un article n’hésitez pas à nous contacter ici.

Francis et Audrey

13 réflexions sur « Les Cadeaux des Lecteurs: SAUVAGERIE DAVISIENNE »

  1. Un mot :
    Merci… sincèrement 😉
    Une idée pour la semaine :
    Les ré-écouter encore et encore.
    ça changera des chants de noël (!).

    Bien à vous et bonne semaine.

    PS : Attention, l’écoute de ces albums peut engendrer des effets secondaires tels que, rejet, maux de tête, nausées ou – aux antipodes – accoutumance addictive.
    En cas de problème consultez le spécialiste jazz mag le plus proche il saura vous conseiller quelque chose de plus apaisant.
    Précisions qu’un vaccin contre le virus davisien n’a pas encore été trouvé et qu’une cure de désintoxication n’est pas prise en charge par la sécurité sociale, n’ayant que trop peu d’effets.

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    1. Encore merci pour ton billet. Depuis qu’on a lancé ce bog, j’avoue n’avoir jamais autant écouter de jazz, surtout un jazz moins facile d’accès que celui des années 50. Sanders, Hancock, Shepp et maintenant cette période moins connue de Miles Davis. Mon oreille commence à y prendre plaisir sans se forcer.

      Concernant ton propos, je comprends ce que tu veux dire, mais on est dans une sauvagerie différentes que celle du rock façon stooges. C’est plus cérébral et technique. Les Stooges, y a une sorte d’impulsion primitive animale, c’est instinctif, comme si c’était une question de vie et de mort. On sent le groupe prêt à te sauter à la gorge, alors qu’ici, cela passe toujours par l’interaction entre les musiciens (cependant je n’ai pas réussi à récupérer Pangea). Cela passe aussi par la durée, là où le rock balance tout en 3/5 mn.
      Audrey

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      1. Tout à fait d’accord.
        Miles est arrivé à cette démarche par un processus de réflexion, de positionnement et de volonté de prendre en compte une mouvance parallèle impossible à ignorer, tant socialement, que politiquement et bien sûr artistiquement.
        A la base , rien à voir avec un groupe émergeant d’une fracture sociale et dont la musique est un moyen d’expression urgent et immédiat (le format aussi, qui prend ça en compte).
        Après, au sortir, à chacun « sa » révolte et son moyen d’implication.
        ;)…
        Qu’en est -il aujourd’hui ?…
        Ca me laisse toujours perplexe, même quand on veut me montrer des « exemples ».

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    1. Côté monument je ne dirais pas le contraire.
      Mais je manque, avec la musique de Miles, totalement d’objectivité…
      Replonger dans cette lave en fusion, c’est juste ressourçant pour ma part et me fait systématiquement réfléchir et pas qu’artistiquement parlant.
      THX

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  2. En voilà de la sauvagerie, et de la belle. Qui d’autre excepté  »The Stooges » a été sauvage dans le rock? Pas grand monde. Le mot « Sauvagerie » prend ici tout son sens. Bestial, animal, primitif, fusionnel, sexuel. Estomacs délicats, commencer par  »Kind of Blue » magnifique introduction à l’œuvre de Miles Davis. Allez y sans crainte, c’est tout public. Pour ma part, je m’étais arrêté a  »Bitches Brew. » Flippant, parfois malsain, idéal pour faire fuir les voisins. Il prenait quoi à ce moment là? Bien sur, j’en ai repris. Plus rock « Tribute to Jack Johnson. » Aie, ça pique et c’est bon. « Complete Sessions » (5CD) hard, balèze, on est dans le lourd. Et maintenant « Dark Magus » et « Agharta. » Repousser les limites? Se dépasser? Lol. De la folie pure, psyché wah wah, volcan en fusion, dé-li-re, ah, ah, ah. Sacré animal. Il a toujours su bien s’entourer. Pas étonnant qu’il est fait une pause par la suite.
    Un merveilleux cadeau pour les fêtes. Un grand merci Pascal, du fond du cœur. Une fois n’est pas coutume, je ne vais pas le partager de suite. Le sapin prendra feu plus tard.
    Vive les pyromanes.
    Eric.

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    1. Whaou quel enthousiasme !
      Mais je peux forcément comprendre…
      J’ai eu le même quand je suis entré dans l’électricité davisienne idem par Bitches Brew.
      Passage obligé ?
      Mais c’est en live que le choc opère encore davantage.
      Merci bcp.

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  3. Agharta est le dernier (pour l’instant) Miles Davis que j’ai acheté, il y a quelques semaines. Je ne connais pas Dark Magus et je crois que je ne l’ai même jamais vu, donc merci ; j’y jetterai une oreille puis je déciderai si oui ou non je me le procure en mieux qu’en fichiers meupeu3.

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    1. On se rend compte que nos fichiers sont assez peu récupérés. Je ne sais pas si à l’heure d’aujourd’hui c’est vraiment utile. Par contre, je fonctionne assez comme toi. J’aime bien me faire un avis sur un disque avant de l’acheter physiquement, pas envire d’avoir un disque de plus qui figure dans les piles pour rien… même si les artistes auraient le droit d’en profiter un peu….
      Francis

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      1. Personnellement je suis devenu progressivement réfractaire au mp3.
        J’en ai profité, abusé, le partage et tt et tt…
        Maintenant avec les streamings en qualité CD ce format va progressivement disparaitre… ou on va trouver un truc pour l’optimiser.
        Enfin bref, c’est aussi pour ça que youtube, à par les concerts en HD, là encore je passe.
        il faut vraiment qu’un truc soit rare et introuvable pour que… je franchisse maintenant le cap mp3.
        Par contre l’achat de disques (vinyles et cd) ça reste idem un truc soit, au final (une fois écouté tu te dis que c’est bien de l’avoir tt de même), soit tu dégotte le truc rare et là, forcément…
        Toutes ces évolutions ont vachement changé nos comportements consommateurs. Avant avec 20 balles tu hésitait parmi un choix à te procure LE cd sorti…
        Aujourd’hui avec 20 balles par mois en abonnement streaming t’as tout ce qui est sorti…
        Par contre les artistes…
        Autre débat dont je peux largement causer étant compositeur/arrangeur sacem et interprète spedidam (droits des interprètes) – ça a bien révisé la copie de rentabilité du droit d’auteur/compositeur/arrangeur…
        Mais ceci dit, ces organismes (en particulier la sacem) car la spedidam , pour ma part, est largement plus réglo, c’est une jungle administrative et législative dont, au sortir, à part les gros qui à eux seuls nécessitent parfois qu’un emploi complet s’occupe de l’un d’entre eux, les petits (dont je fais partie) sont en bas de liste, fond de placard, négligés donc…
        Un gros débat que cette sacem et pas nouveau, donc les artistes et et l’idée d’en profiter c’est pas le cas pour tous…
        Mes derniers droits s’élèvent à 37€, incluant un taux de clics rémunérés 0.001 € le clic… c’est vous dire… l’artiste…
        Allez, il pleut ici, ça change.
        Bon w end

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    1. Rick Davis / Supertramp.
      Personnellement je crois que c’est Supertramp qu’il faudrait réhabiliter et avec le groupe, effectivement Rick Davis, sorte d’identité pianistique et sonore du groupe. Il fait partie de ces claviéristes/pianistes essentiels du rock ou de la pop, à chacun de voir dans quelle catégorie on placera Supertramp…
      Le Wurtlizer, ce son… inégalé, inégalable.
      Incroyable que ces marques (Wurtlizer, au départ fabriquant de pianos) et Fender (guitares) aient arrêté la production/fabrication d’instruments aussi mythiques et tributaires d’un son directement adopté par nombre de musiciens.
      Oui, vas y réhabilite, il en a bien besoin (et pour ma part) chaque élève de mes cours de claviers musiques actuelles passe obligatoirement par les us de ce gars (et ce n’est pas Sheller qui dirait le contraire – « j’cours tout seul »….)
      😉

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