Un live en veux-tu en voilà: PiL-The Studio Bristol (8 Novembre 1983)

C’est une rubrique qu’on pourrait appelé « Hommage à Fracas… », car la plupart des lives non officiels dont nous disposons proviennent de son blog. Nous n’avons pas encore exploré la dimension live de la musique. On tachera de lui donner une place également, sachant que notre stock n’est pas très fourni et qu’il provient principalement du blog de Fracas pour ce qui est non officiel. Tout ça pour nous dire qu’où que tu sois tu nous manques et on ne t’oublie pas, l’ami!

Avec ce concert, on va débuter un Zoom sur… Public Image Ltd. Je ne pense pas que PiL soit considéré comme un grand groupe de scène. Il faut dire que le chaos qui entoure leur début a sûrement aidé à rendre leurs prestations imprévisibles. Nous sommes ici en 1983. On peut dire que l’âge d’or créatif est déjà presque derrière lui, sauf qu’il ne le sait pas encore. 1983, c’est aussi l’année de leur Live officiel « Live in Tokyo » (sorti pourtant en 1986), qui n’est franchement pas folichon. Donc pourquoi avons-nous choisi ce concert pour continuer cette rubrique, avec un témoignage non officiel qui plus est?

D’abord, parce que ce choix est presque le moins évident qui soit. Qui oserait dire que PiL était le plus grand groupe sur scène? Sans doute personne, ni moi. En effet, il est de notoriété quasi publique que ce groupe était encore plus incontrôlable qu’avaient pu l’être les Sex Pistols. A cause de personnalités très fortes, la plupart très instables psychologiquement, sans doute aussi du fait d’absorption de drogue un peu excessive. Et puis, ils ont toujours été là pour provoquer et faire tourner en bourrique le milieu musicale et l’establishment.

Mais il s’agit aussi d’un groupe majeur, génial, révolutionnaire et subversif, comme peu le sont et l’ont été. Oubliez Marilyn Manson. Les maîtres de la subversité, ce sont eux. La magie de ce concert, c’est aussi de réunir un groupe soudé, là pour pour le maître de cérémonie John Lydon (et on se fout à vrai dire que Jah Wobble ne soit pas là ou pas, vu le résultat). Parce que même si certains veulent nous faire croire que PiL n’aura été intéressant que le temps de ses trois premier albums, la vérité, tout comme ce chanteur capricieux, est plus complexe qu’on ne le voudrait (et nous le verront un peu plus tard).

La tension est palpable, la musique presque incandescente. Le groupe veut en découdre et ça s’entend. Et encore, il y n’a pas à la guitare, John Mc Geoch, sans doute l’un des plus grands magiciens de la six cordes de cette époque, qui les rejoindra quelques années plus tard. Ce mec a transformé en or toute la musique qu’il a touchée. Vous avez un doute? Magazine, Siouxsie and the Banshees, Visage et Public Image Limited, donc… Et à chaque fois à leur apogée ou presque.

Pourquoi ce disque est-il à ce point une bombe? D’abord, c’est pour moi le son des vrais concerts. Je veux dire qu’il y a une différence entre le son studio et le son live. Tout n’est pas parfait, chiadé. Le groupe n’est peut-pas toujours 100% synchrone, la voix explose, y a des larsens par ci, un clavier qui dérape par là. Aujourd’hui, tout est si parfait que c’en est aseptisé. Là, on entend très bien que c’est pas du produit commercial, mais c’est pas du bio non plus pour bobo en recherche du monde parfait.

Pour ceux qui préfèrent les images, voici un live de la même époque. Et vous verrez que la technique était capricieuse à ‘époque. Témoignage en 3 parties: la balance (pendant laquelle le micro de Lydon refuse de marcher), une interview et enfin le vrai concert qui commence vers la 42eme mn.

Autant vous dire que notre concert est de qualité supérieure! Donc cette rubrique est là pour parler de Live, donc, oui, c’est du 100% vivant. Et puis, il y a une version de This is not a Love song cent fois meilleure que celle parue en studio (et si vous ne l’aimez pas, c’est que vous ne connaissiez pas la version authentique dont on vous parlera la semaine prochaine). Enfin, le groupe te balance Anarchy in the UK, comme si c’était normal, histoire de prouver que ce sont toujours les plus grands punks de la terre, quand l’envie leur en prend.

Alors, pourquoi avoir sorti ce Live in Tokyo tout pourri, alors qu’ils avaient cette prestation phénoménale? Réponse: parce que c’est PiL et que ce groupe n’en faisait qu’à sa tête (quitte à se payer celle de son public), et c’est pour ça qu’on l’aime aussi, ce groupe.

Francis

Public Image Limited – The Studio Bristol (8 Novembre 1983)

01 Crowd
02 Public Image
03 Low Life
04 Annalisa
05 Religion
06 Memories(?)
07 Chant
08 Solitaire
09 Flowers Of Romance
10 Anarchy In The UK
11 This Is Not A love Song
12 Under the House/Attack

C’est dans la boite

(PS: Et encore merci à Fracas qui nous avait permis de découvrir ce concert fabuleux).

Vous aussi, vous voulez vanter les mérites d’un live (officiel ou pas)? Alors contactez-nous, cette rubrique est là pour ça!

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5 réflexions sur « Un live en veux-tu en voilà: PiL-The Studio Bristol (8 Novembre 1983) »

  1. (J’écouterai plus tard parce que PIL avant 7h du matin, je ne le sens pas.)

    Peut-être que les décideurs (pas sûr que c’était les musiciens…) avaient jugé que le titre « Live in Tokyo » serait plus vendeur qu’un « Live in Bristol » (ou toute autre ville de province).

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