Archives pour la catégorie Un petit vent de nouveauté

Un vent de nouveauté (8): Spiritualized- Everthing was beautiful (2022)

Spiritualized fait certainement partie des derniers groupes immenses à avoir émergé ces 20 ou 30 dernières années. Comme nous l’avions déjà signalé lors de notre chronique de Let it Come (2002), il y a une sorte de folie, de démesure et surtout une passion intacte (et rare) pour la musique de la part de son leader Jason Pierce.

Et contrairement à beaucoup de musiciens de son âge (et avec nettement moins d’ambition artistique), le groupe continue de produire des disques à un rythme régulier. Il s’est écoulé à peine 4 ans avec le précédent, And nothing Hurts (2018). Or, à sa sortie, il avait été annoncé que le disque l’avait épuisé et qu’il ne se voyait pas en refaire un autre au vu de son âge.

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Musique d’ailleurs (4): Mdou Moctar- Afrique Victime (2021)

Pour en finir avec 2021 et notre Palmarès, vous avez certainement pas pris garde qu’il s’était glissé un disque au nom clairement exotique et également politique. Ne vous méprenez pas, si nous avons mis ce disque dans la rubrique « Musique d’ailleurs », c’est plus pour l’alimenter, parce qu’il s’agit d’un album de rock et de blues et qu’on aurait pu plutôt le mettre dans « A découvrir ».

3x2 places pour Mdou Moctar - LeVif/L'Express sur PC - FocusVif

Pour qu’un disque venu d’Afrique (du Sahel plus particulièrement) viennent se loger à la 11eme place et soit repris par quasiment toute la presse (à l’exception regrettable de Mojo, Uncut et du NME), il doit certainement y avoir davantage qu’un alibi culture pour se donner bonne conscience ou faire ouvert et branché. Et même si c’était le cas, le constat reste le même. Il s’agit indéniablement de l’un des tous meilleurs disques de l’année passée qui nous a été donné d’écouter.

On ne vous cachera pas qu’on avait pas imaginé le chroniquer, mais comme on ne cesse de l’écouter depuis le début d’année, on peut vous dire que ce disque est en fait la vraie surprise de notre Palmarès 2021.

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Notre bilan et sélection surprise de 2021- Low: Hey what (2021)

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Et l’année 2021 des Rubriques en Vrac du Rock, ça donnerait quoi ?

D’abord, histoire de se faire plaisir, on pourra souligner que, sur les dix premiers, quatre ont été proposés sur ce blog (Pharoah Sanders, Weather Station, Dry Cleaning et Nick Cave), ce qui est plutôt pas mal au regard du nombre restreint de nouveautés qu’on vous aura proposé (sachant qu’on savait que le disque instrumental de Stufjan Stevens n’y serait pas et que le Django Django n’avait pas forcément une tête de champion, il faut bien l’avouer). Et on avait cité Arlo Parks et St-Vincent comme artistes féminines en lice pour le classement et proposé aussi une chanson d’Arooj Aftab cet été.

Waiting for Low - News

Mais que nous retiendrions-nous au final de ce palmarès 2021?

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Un petit vent de nouveauté (7)- Dry Cleaning- New long leg (2021)

Après l’album au féminin avec toute la douceur qui va avec, nous vous proposons l’album à guitares, si possible avec un peu de boucan. Juste pour le plaisir du contraste.

Or, ce disque pourrait illustrer l’une de nos théories du rock. En l’occurrence, on pourrait dire que le rock à guitare n’intéresse plus grand monde, en tout cas assez peu les jeunes. Preuve à l’appui, il suffirait de parcourir les palmarès des 5 ou 10 dernières années. En gros, il y a presque un petit créneau à prendre qui se définirait comme le groupe du moment à guitares. Bien entendu, on parle ici de groupes nouveaux, qui nous donnerait envie de les suivre pour réveiller la flamme, donc forcément un peu « indie » dans l’esprit.

Et il n’y a pas grande concurrence. En gros, chaque année, on trouve un ou deux disques sur une cinquantaine. Les sensations du genre des dernières années ont pu se nommer Fountains DC, The Idles, Shame… Sachant que les anciens du genre troquent souvent leurs guitares pour autres choses (cf. The Strokes, King of Leon, Arcade Fire etc.).

Dry Cleaning share 'Strong Feelings', announce debut album

Donc, avec vous, on prend le pari que 2021 sera le tour de Dry Cleaning. Et ma foi, ils nous présentent là un disque qui fait à la fois travailler notre mémoire (parce qu’il y a des saveurs qu’on connait) et en même temps ils nous proposent une formulation musicale nouvelle…. et sexy.

Un disque qu’on dédie à la mémoire de Fracas, car, sûr qu’il l’aurait aimé et chroniqué!

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Un petit vent de nouveauté (6): The Weather Station- Ignorance (2021)

La fin d’année approche et on vous avoue qu’on se demande un peu quels seront les disques qui retiendront l’attention des palmarès. En tout cas, le blog a été pour nous l’occasion de rester davantage ouverts à l’actualité musicale. Bien sûr, nous n’avons pas la prétention d’être devins, mais on apprécierait de vous avoir fait découvrir quelques uns de ces disques.

Une chose est sûre, c’est qu’il y aura des artistes féminins et que plusieurs sont en lice. D’abord, Lana del Ray qui confirme qu’elle s’inscrit dans la durée et est devenue une valeur sûre, là où elle paraissait une sorte de coup médiatique à ses débuts. Puis ensuite, il y a de belles découvertes, comme St. Vincent (la personnalité la plus audacieuse), Fay Webster (la plus discrète), Arlo Parks (la plus doucereuse) et que Pascal a évoqué aussi avant l’été sur son blog Life sansations music II).

Tamara Lindeman – Weather Station – Workman's Club – No More Workhorse

Pour notre part, nos faveurs iraient à ce jour The Weather Station avec son album Ignorance, sorti en début d’année. Et on fait le pari avec vous qu’on le retrouvera dans les palmarès 2021.

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Un petit vent de nouveauté (5): FLOATING POINTS, Pharoah Sanders and The London Symphony Orchestra- Promises (2021)

On a tendance à lire partout qu’il ne faut plus présenter Pharoah Sanders. ça tombe mal, parce que, moi, je ne le connais pas vraiment, juste de nom. J’ai l’image d’un type un peu barjot, sans doute immense musicien, mais qui ferait une musique pas vraiment pour moi. Il faut dire aussi que, dans ma tête, je le mélange un peu avec Sun Ra et je l’imaginais lui aussi dans un trip cosmique à cause de son nom…

Floating Points, Pharoah Sanders, LSO: Promises review – extraordinary |  Electronic music | The Guardian

Autant vous dire que j’ai tout faux, en tout cas à la lumière de ce magnifique disque, d’autant que Sanders n’est pas tout seul . Ce disque, à dire vrai, aurait pu être une Musique d’Ailleurs, car c’est aussi la rencontre entre Sanders et Floating Points, plus connu en tant que DJ et musicien britannique de musique électronique. Et si on rajoute un orchestre symphonique, vous auriez le droit d’imaginer quelque chose un peu prétentieux. Il n’en est rien. Quant à ceux qui imagineraient du jazz un peu difficile, ils auront tout faux également. C’est presque le contraire. Mais alors, à quoi ça ressemble?

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Petit travail pour tous et Cadeaux pour les vacances: 1- James Yorkston – The Wide, Wide River (2021) par Francis et 2-The Kings of Covenience- Peace or love (2011) par Audrey

Le temps des vacances arrive. Il est l’heure pour nous du faire une petite pause. Avant de vous quitter, on aimerait faire un petit bilan avec vous.

Et comme on se dit que vous risquez de prendre la route, on vous propose deux disques en guise de nouveauté pour accompagner pendant les longs kilomètres qui pourraient peut-être vous attendre (en espérant que ce ne soit pas trop tard: Tom Yorkston- The Wide, Wide River et les Kings of Covenience- Peace or Love .

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Un petit vent de nouveauté (4): Sufjan Stevens – Convocations (2021)

Stufjan Stevens fait partie des artistes les plus surprenants qui soient, car on ne sait jamais à quoi s’attendre de lui. Il a l’art de se lancer dans des défis ou concepts plus ou moins réalisables mais qui sont surtout le prétexte pour stimuler sa créativité (écrire un disque pour chaque état d’Amérique, un morceau chanté de plus d’une demi-heure, composition d’une symphonie etc.) .

Stevens Sufjan : dernières actualités et vidéos sur Le Figaro.fr

Si on chronique ce disque, c’est qu’il y de fortes chances qu’il figure en bonne place dans notre palmarès de l’année, peut-être pas pour le contenu mais pour le geste. En effet, Stufjan Stevens a composé plusieurs des disques qui comptent de ces 20 dernières années. Des disques souvent exigeants et parfois aux charmes instantanées. En lui cohabitent plusieurs compositeurs, celui qu’on préfère, créateurs de mini symphonies pop, aux instrumentations boisés et orchestrés foisonnantes. L’autre, plus expérimental, place l’auditeur dans une position moins confortable, en plongeant dans un électro moins spontanément mélodique. Parfois, les deux cohabitent de manière harmonieuse.

Bref, autant vous dire que cette chronique ne sera pas très rock’n roll mais plus dans le registre intimiste.

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