Archives pour la catégorie les galaxies du rock

Les Théories du Rock (6) : Les albums Tribute ont-il vraiment une utilité ?

Cette rubrique, derrière la notion de « théorie », n’a pas la prétention d’être sérieuse, mais de réfléchir un peu sur le propos. C’est aussi l’occasion pour nous de vous présenter un disque pour l’illustrer avec bonne ou mauvaise foi (mais si, vous aussi, vous avez des « théories » sur le rock (notez bien les guillemets), notre blog vous est ouvert, pour ça, cliquez ici).

Allez, on finit notre Zoom (ou Galaxie du rock) sur Peter Case, quasiment en beauté avec ce tribute que même les réfractaires devraient aimer tellement il illustre ce que la musique américaine a de plus beau lorsqu’elle s’inscrit dans l’authenticité la plus pure.

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Là aussi, on ne va pas se répéter, mais on ne connait pas très bien la carrière solo de Peter Case. Mais tout ce qu’on connaît de lui donne envie d’en savoir davantage. Preuve à l’appui, on vous propose ce splendide et copieux projet d’hommage à sa musique. On entend déjà certains dire que, 3 CD soit 48 chansons de Peter Case, ça fait sans doute un peu beaucoup. Au risque de vous surprendre, si ce genre de disque est généralement totalement anecdotique et voué à être très vite oublié, cette compilation pourrait être une magnifique exception pour plusieurs raisons.

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Les Galaxies du Rock (1-Nick Cave)- Rowland S. HOWARD: Teenage Snuff Movie (1999)

Bien que je n’ai pas l’impression que notre Galaxie du rock sur Nick Cave suscite l’enthousiasme, permettez-moi d’insister une dernière fois, avec un disque qui me tient particulièrement à cœur.

Autoluminescent: Rowland S. Howard | Clip 1 of 2 | Wednesday, 25 January,  9.30pm, ABC2 - YouTube

En me replongeant dans la Galaxie Nick Cave, je me suis rappelée ce disque. Et à sa réécoute, je ne vous cacherai pas que j’ai voulu tout connaître de son auteur tellement il m’immerge dans son monde. Ne vous laissez pas tromper par le nom du disque, car voilà une musique aventureuse à l’élégance folle, comme seuls les australiens savent en écrire.

Si les débuts de Rowland S. HOWARD sont à placer aux côtés du faux frère Nick Cave dans Birthday Party (ou des Boys next doors), de profondes divergences artistiques (et certainement des questions d’égo) les feront prendre deux trajectoires très différentes. A l’un, l’appel des projecteurs et une musique qui laisserait jaillir de plus en plus la lumière des ténèbres. A l’autre, l’ombre et l’underground et un esthétisme plus tourmenté et raffiné. Et entre les deux, un point de non-retour qui ne donnera lieu qu’à un unique rapprochement en 1984 lors d’un live au sein des Bad Seeds (cf extrait plus bas, mais ne vous fiez pas à lui pour la musique qu’on vous a choisie).

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Les Galaxies du rock (1- Nick Cave)- The Crime and the City Solution- An Introduction To – A History Of Crime (Berlin 1987–1991)

On continue dans la galaxie Nick Cave. Bien sûr, on pourrait plutôt dire “la Galaxie Birthday Party”, car ils regroupent la plupart de ses membres qui décidèrent de ne pas suivre l’intéressé dans sa carrière solo, à l’exception de Mick Harvey qui jouera sur les deux tableaux en étant également membre des Bad Seeds et principal arrangeur du groupe. Autre point commun, Nick Cave and the Bad Seeds et The Crime and the City Solution apparaissent dans les Les Ailes du Désir de Wim Wenders et ont tous sévi à Berlin sur la seconde moitié des 80’s. Bref, il s’agit bien d’une galaxie. CQFD.

CRIME AND THE CITY SOLUTION | Wm | Flickr

Il est évident que ce groupe aura vécu dans l’ombre de la formation de leur ancien leader pour toutes ces raisons, alors qu’elles nient l’essentiel, à savoir que l’explosion deThe Birthday Party s’est faite sans doute pour des questions d’égo mais aussi pour des questions de divergences artistiques. Et puis, le leader et chanteur, Simon Bonney, qui en est le fondateur à part entière, n’en a jamais fait partie. Son chant donne d’ailleurs toute la personnalité de ce groupe, avec son lyrisme un peu maniéré, limite expressionniste. Partant également sur les mêmes bases tourmentées, voire écorchées, le groupe va peu à peu éclaircir sa musique (tout comme Nick Cave), mais certainement aussi suite au départ du guitariste Rowland S. Howard (dont on vous parlera très bientôt) pour en donner une version plus romantique, peut-être plus sincère, car sans les masques que Cave aime tant porter (et sans doute en exploitant moins l’humour (noir) également).

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Les Galaxies du Rock (1-Nick Cave): The Birthday Party- Hits (1992)

THE BIRTHDAY PARTY | Explore Tumblr Posts and Blogs | Tumgir

On dit souvent de The Birthday Party (1979-83) qu’ils ont été le groupe le plus violent et sauvage de l’histoire du rock. Et certainement plus encore sur scène. J’ignore si cette affirmation est vraie, car j’étais trop jeune pour le voir. Ce qui est clair, c’est qu’il y a dans cette musique quelque chose de profondément chaotique, avec une claire volonté de déstabiliser.

Il y a peu, nous nous posions la question de savoir si la musique de Nick Cave était devenue aussi chiante que certains se (com)plaisent à le dire. Il est clair que pour ceux qui ignorent ses tout débuts dans cette formation, le choc risque d’être grand si vous l’imaginez dans sa tenue de crooner ténébreux. Si nous inaugurons cette nouvelle rubrique des galaxie du rock avec l’australien, il serait plus exact d’ailleurs de parler de la galaxie Birthday Party, car émaneront de cette formation plusieurs groupes et artistes hautement recommandables, notamment autour des Bad Seeds et de Crime and the City Solution, voire des deux, car il s’agit presque d’une famille de cœur (ou d’âme (maudite) si vous préférez).

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