La Chasse aux chansons (7): Time Zone- Planet of Destruction (1984)

Derrière ce single se cache deux noms. Le premier, Afrika Bambaataa, est l’un des trois ou quatre fondateurs du hip hop. Le second nous concerne un peu plus dans l’immédiat, puisqu’il s’agit ni plus ni moins de John Lydon.

J’avoue ne pas trop connaître l’œuvre d’Afrika Bambaataa, mais ce titre fut pour moi le premier contact avec John Lydon, dont je ne connaissais rien à l’époque, et sachant que j’allais pas tarder à découvrir Anarchy in the UK

Je n’ai pas grand chose à raconter sur ce titre pour lequel j’ai une certaine nostalgie, car il a fait partie de ma première K7 que je m’étais constitué en écoutant Couleur 3, la Radio Suisse Romande, donc enregistrée à partir de titres passant sur la radio (je suis sûr que les plus jeunes ne comprendront même pas ce que ça signifie (sachant aussi que le piège était de louper le nom de l’artiste et de la chanson car il était fréquent qu’ils ne soient pas présentés, car nous n’avions aucune appli pour reconnaitre les titres (j’ai encore des morceaux sur les K7 que j’adore et dont j’ignore tout de l’identité )).

C’est un titre que Uncut qualifie de « crossover rap rock incendiaire », ce qui est assez juste. Le son est puissant, lourd, et il n’est pas impossible qu’il n’ait influencé notre petit Johnny pour l’album qui allait suivre. A l’écoute, on devine que tout est en place pour que Run DMC cartonne quelques mois après avec son remake de Aerosmith.

Le choix de John Lydon parait évident à l’écoute du morceau. pourtant, ce n’est pas un nom qui est venu spontanément à Afrika Bambaataa. Son idée était d’obtenir un chanteur de « vraiment fou » et c’est Bill Laswell, son producteur, qui le lui proposa. Fou? Oui, parce qu’à l’époque, déjà, le monde était un peu fou…

On ne peut qu’admirer le naturel de notre chouchou du moment dont le phrasé saccadé colle parfaitement avec le tempo rap. Il est aussi curieux de découvrir combien les anciens punks étaient ouverts sur des musiques très différentes. Si le reggae et le dub ont très vite montré une connexion avec Ruts, Clash et donc PiL, le hip hop allait lui aussi avoir ses connexions avec Mike Jones (encore plus avec son projet BAD) ou Captain Sensible des Damned avec son titre Wut que nous avions déjà chronique ici. John Lydon nous montre ici qu’il n’avait pas non plus les oreilles fermées.

Time Zone a enregistré un album, mais World of Construction est la seule contribution avec John Lydon. J’ignore si ce titre entrera vraiment dans l’histoire, mais il mérite à mon sens d’être un peu plus connu. Cela me semble aussi intéressant de le présenter pour avoir un portrait un peu plus complet de John Lydon, qui est un personnage plus complexe que la caricature dans laquelle il s’est un peu enfermée (aussi passionnante soit-elle). En tout cas, ça fait du bien à ma nostalgie de le réécouter et de le savoir ici. En espérant qu’il en sera de même pour vous…

Francis

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2 réflexions sur « La Chasse aux chansons (7): Time Zone- Planet of Destruction (1984) »

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